Actualités 07.04.2019

Et notre santé, alors ?

A l’occasion de la Journée mondiale de la santé ce dimanche, remettons les points sur les « i ».

La réalité, la voici : des géants de la malbouffe, comme Unilever, Nestlé ou Coca-Cola continuent de vendre des produits bien trop sucrés, gras ou salés. Et pour en vendre toujours plus, ils n’hésitent pas à utiliser des méthodes qui font passer leurs produits pour plus sains qu’ils ne le sont réellement :

  •  Ils matraquent de publicités et messages marketing, y compris en ciblant les enfants – alors qu’ils s’étaient engagés à ne pas le faire ;

  • Ils utilisent à tort et à travers des promesses santé, qui ne sont pas toutes bonnes à avaler, comme l’a révélé foodwatch dans sa récente enquête ;

  • Ils refusent toujours d’adopter le logo coloré Nutri-score à l’avant des emballages, faisant ainsi barrage à toute information claire sur les qualités nutritionnelles des produits alimentaires qu’ils vendent.

L’alimentation a un impact très important sur la santé


Sucres cachés, glyphosate et résidus de pesticides dans nos légumes, dérivés d’hydrocarbures (huiles minérales) dans les lentilles ou les céréales, perturbateurs endocriniens et additifs controversés :  beaucoup d’intrus s’invitent dans nos assiettes, alors qu’ils n’ont rien à y faire et sont potentiellement dangereux pour la santé.

Plus que jamais, nous faisons pression sur les acteurs agroalimentaires et les décideurs politiques pour qu’ils prennent leurs responsabilités : être plus clairs sur les produits, interdire les additifs douteux, règlementer la publicité, etc.

foodwatch a déjà dénoncé ces derniers mois les manigances de géants de la malbouffe pour contrer le Nutri-score. Résultat : Mars et Nestlé ont abandonné leur projet de désinformation par un logo nutritionnel par portions. Nous avons aussi poussé le Ministre de l’Economie, Bruno le Maire, à s’engager à interdire mi-avril l’additif E171, le dioxyde de titane qui contient des nanomatériaux, ce que nous allons surveiller. Mais il reste beaucoup à faire !

Plus que jamais, nous avons besoin de faire entendre notre voix et en tant que contre-pouvoir citoyen, de révéler ces pratiques au grand jour, nous y opposer fermement, et obtenir des changements de pratiques.