Actualités 25.01.2023

Table de Noël des arnaques : les marques se sont-elles engagées ?

Cette fin d’année encore, la Table de Noël des arnaques de foodwatch a fait du bruit : auprès des consommateurs et consommatrices, lassé·es par les pratiques peu honnêtes déployées par certains industriels dans les rayons alimentation des supermarchés. Dans les médias également, et bien sûr, auprès des marques visées ! Retour sur une campagne qui a porté ses fruits.

Pour aider les consommateurs et consommatrices à ne pas se laisser duper par la magie de Noël à la sauce industrielle, foodwatch épingle en décembre des arnaques sur l’étiquette. Et chaque année, la mobilisation citoyenne est au rendez-vous : l’indignation que provoque nos révélations montre bien que les entourloupes des grandes marques dans les rayons des fêtes ne passent pas.

Grâce à une couverture médiatique importante, plusieurs millions de personnes ont découvert les techniques marketing peu honnêtes des industriels de l’agroalimentaire sur la Table de Noël des arnaques  de foodwatch :

De nombreux médias ont relayé notre campagne dans plus de 170 articles et reportages. Quelques exemples :

  • Environ 7,5 millions de personnes ont visionné les journaux télévisés évoquant les arnaques sur l’étiquette des fêtes dans les JT de France 3, France 2  et de M6 ;
  • Nous étions aussi en radio sur France Inter, France Info  et tant d’autres ;
  • Côté presse écrite, là aussi, vous n’avez pas pu passer à côté du sujet puisque les journaux y ont dédié leurs pages : Le Figaro, Midi Libre, Ouest France, Le Parisien/Aujourd’hui en France, etc. 
  • Autre beau record : dans le média Konbini, notre vidéo a été vue plus de 2,3 millions de fois !
  • Plus de 10 300 personnes ont rejoint la communauté foodwatch au cours de la campagne . 
  • Plus de 16 500 consommateurs et consommatrices ont téléchargé notre Guide d’enquête de Noël.  

(Re)découvrir la table de Noël des arnaques

Des industriels qui ignorent la mobilisation citoyenne

Face aux interpellations de foodwatch et à l’indignation des consommateurs et consommatrices, la plupart des principaux intéressés, fabricants et distributeurs, ont fait profil bas. 

Parmi les mauvais élèves : Auchan, Lindt et Larnaudie n’ont pas répondu aux interpellations de foodwatch, un silence qui en dit long sur ce qu’ils pensent de leurs responsabilités d’informer clairement les citoyen·nes sur leurs emballages. Pourtant, les réactions à la Table de Noël des arnaques le prouvent : la transparence dans les rayons alimentation et dans les assiettes est un sujet de préoccupation important pour les consommateurs et consommatrices.  
 

Des marques au pied du mur (médiatique)

Des industriels ont réagi dans les médias. Dans le journal Le Parisien, dès le 6 décembre, Carrefour s’est justifié : « L’additif 150d est autorisé et nous travaillons à le supprimer. À ce stade, nous n’avons pas encore pu le remplacer pour garder la qualité gustative et sa conservation ». Le volailler Maître CoQ s’est exprimé au micro de France Info TV : « A ce jour, il n'existe pas de réglementation concernant un éventuel rapport entre le pourcentage de mise en œuvre d'un aliment et la taille de la représentation visuelle ». Ces justifications, loin d’être suffisantes et sans engagements concrets, témoignent surtout de l’impact de la campagne de foodwatch dans l’espace médiatique : sursollicitées, les marques ont été obligées de réagir et de s’exprimer. 

Des engagements à prendre ou à suivre de près

Le groupe Froneri, qui commercialise les bûches glacées Signature Nestlé, a échangé avec foodwatch  et s’est engagé à « supprimer les emballages excédentaires chaque fois que cela est possible » : une démarche que nous saluons et qui prouve que les industriels peuvent prendre des actions rapides et des mesures efficaces pour la transparence dans les rayons alimentation. 

Plusieurs industriels ont échangé avec foodwatch pour justifier les problèmes des produits épinglés. Malheureusement, les engagements des marques concernées sont insuffisants… voire inexistants. Mondelez France, à qui appartiennent Milka et Oréo , prend notre courrier « très au sérieux »… sans engagement concret lié. Le groupe Labeyrie Fine Food nous répond travailler à la suppression des nitrites de tous ces produits : c’est encourageant et nous espérons que ces résultats seront rapidement atteints. Le groupe, à qui appartient Blini , justifie que l’huile de palme présente dans les feuilletés épinglés est responsable : foodwatch rappelle que nombre d’études  prouvent que la certification huile de palme durable est très controversée ! Le directeur général de Findus  apporte une justification technique au conditionnement de son produit, mais reste un peu fâché par l’interpellation de foodwatch. Les mots doivent désormais être suivis d’actes : à ces marques de mettre des engagements concrets au pied du sapin d’ici Noël 2023 !
 

Derrière les arnaques sur l’étiquette, un plaidoyer pour la transparence

Chez foodwatch, on ne lâche rien : toute l’année, nous continuons de jouer notre rôle de vigie citoyenne en interpellant les fabricants et les distributeurs sur leur manque de transparence, afin de défendre le droit à l’information des consommateurs et consommatrices, que cela ait un impact sur leur santé ou leur portefeuille.  

L’enjeu : que les consommateurs et consommatrices puissent faire des choix conscients, informés et clairs. C’est pourquoi foodwatch défend une alimentation saine et abordable pour toutes et tous. En pointant du doigt des cas d’école, notre association illustre l’opacité de certaines pratiques de l’industrie agroalimentaire, les dénonce et donne l’alerte afin que la réglementation évolue et que l’amélioration de l’information ne repose plus que sur la bonne (ou mauvaise) volonté des industriels.

En savoir plus sur les arnaques sur l'étiquette

Défendre le droit à une alimentation qui ne porte atteinte ni aux personnes, ni à l’environnement, et qui soit transparente pour toutes et tous, c’est un combat que nous menons avec vous, à Noël et toute l’année : merci ! 

Vous avez aimé cet article ? On a encore plein de sujets sur le feu : aidez-nous à continuer !

foodwatch est une association 100% indépendante qui refuse tout financement public ou dons d’entreprises qui pourraient présenter le moindre conflit d’intérêt. Ce sont donc vos dons qui garantissent notre liberté de parole et d’action pour enquêter, lancer l’alerte et faire bouger les choses. Ensemble, notre voix compte. Merci !

Je fais un don