Communiqués de presse 21.09.2016

TAFTA et CETA : le compte à rebours a commencé

Alors que les accords commerciaux TAFTA et CETA sont au menu des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ces 22 et 23 septembre à Bratislava, foodwatch et la Fondation Nicolas Hulot tirent la sonnette d’alarme, vidéo à l’appui : le traité avec le Canada - le CETA - est en passe d’être signé alors qu’il présente les mêmes dangers que son cousin américain. Près de 100.000 citoyens appellent François Hollande à la cohérence.

Le compte à rebours de l’accord entre le Canada et l’Union européenne (UE), le CETA, a commencé. Les traités sont au menu de la réunion qui rassemble 28 Etats membres cette semaine à Bratislava. Ensuite, dans un mois, le CETA pourrait être adopté par le Conseil de l’UE puis signé lors de la visite en Europe de Justin Trudeau, Premier ministre canadien. 

Près de 100.000 personnes ont déjà signé un appel à François Hollande lui demandant de mettre un terme au CETA et au TAFTA. Car, le CETA comporte les mêmes dangers que le TAFTA (projet d’accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis), récemment critiqué par le gouvernement. Le CETA menace nos normes sociales et environnementales et la capacité de l’UE à décider de ses propres règles, notamment en matière d’alimentation et de lutte contre le changement climatique : « Contrairement à ce qu’essaie de nous faire croire le gouvernement français, le CETA n’est pas mieux que le TAFTA. Il prévoit des pouvoirs démesurés pour les multinationales et leurs lobbies qui voudraient changer les règles en matière d’OGM ou de pesticides par exemple », explique Karine Jacquemart, directrice de foodwatch France.

« Les menaces que fait peser le CETA sur les politiques de transition écologique et l’Accord de Paris rendent ce traité inacceptable. Nous attirons aujourd’hui l’attention du grand public sur l’urgence de la situation », précise Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot.

foodwatch et la Fondation Nicolas Hulot ont montré que les dispositions les plus controversées du TAFTA se retrouvent dans le CETA : justice parallèle favorisant les investisseurs au détriment des citoyens, coopération règlementaire permettant aux entreprises d’influer sur l’agenda politique, non-respect du principe de précaution. Avec cette nouvelle vidéo, « Le CETA en 3 minutes », les deux organisations entendent informer le plus grand nombre sur les enjeux de cet accord. Elles appellent à nouveau le Président français à la cohérence pour que la France vote non au CETA et rejette l’application provisoire de cet accord avant la consultation du Parlement national.