Après le procès de la viande de cheval, un autre scandale est possible

Newsletter du 25 avril 2019
foodwatch: Après le procès de la viande de cheval, un autre scandale est possible

Six ans après le scandale, les leçons n’ont toujours pas été tirées.

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Bonjour,

Ça valait la peine de frauder. C’est un peu l’impression qu’on a eue la semaine dernière quand les sanctions dans le procès de la viande de cheval sont tombées. Car elles ne sont pas vraiment dissuasives.

Partie du Royaume-Uni début 2013 pour s’étendre à toute l’Europe, l’affaire a révélé les combines de toute une filière. Plus de 4,5 millions de plats cuisinés à partir de viande frauduleuse ont été écoulés dans une douzaine de pays européens.

Le chiffre d’affaires de Spanghero, l’entreprise française qui avait fait passer du cheval importé de Roumanie et du Canada pour du bœuf français, s’élevait en 2012 pour le seul négoce du cheval à près de deux millions d’euros. « L’affaire du siècle », a déclaré la Procureure au cours du procès maintenant achevé.

Six ans après le scandale, les leçons n’ont toujours pas été tirées. Il devient urgent de s’attaquer au cœur du système qui rend possible les fraudes alimentaires de cette ampleur. Ce même système qui permet à des millions d’œufs contaminés au fipronil – interdit – de finir dans nos assiettes. Des chevaux aux passeports falsifiés pénètrent aujourd’hui encore le circuit de distribution en France, sans que nous en soyons informés. Et enfin, la grande distribution censée s’assurer de la conformité des produits qu’elle commercialise finit toujours par se poser en victime, dans l’impunité totale. Un comble.

foodwatch, avec vous, va donc continuer d’exiger des autorités un renforcement de la législation européenne, de la traçabilité, des contrôles, des sanctions et, surtout, la transparence des informations pour tout ce qui concerne notre alimentation. Parce que nous avons le droit de savoir.

L’équipe foodwatch

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