Discours de Macron à Rungis : « Sur le CETA, le Président détourne la vérité », selon foodwatch

12/10/2017 | 1 lien RETOUR

Au lendemain du discours d’Emmanuel Macron à Rungis dans le cadre des Etats généraux de l’alimentation, foodwatch réagit aux déclarations du Président à propos du CETA, le traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Pour l’ONG experte des questions d’alimentation, le Président de la République brouille les pistes sur les véritables enjeux de l’accord.

« Emmanuel Macron cherche à détourner l’attention des véritables risques du CETA plutôt que d’avoir le courage politique de tenir ses engagements et de faire modifier cet accord de commerce entre l’UE et le Canada », réagit Karine Jacquemart, directrice générale de foodwatch France, après le discours de Rungis du 11 octobre.

Il veut rassurer en assénant que « la mise en place du CETA sera parfaitement conforme aux normes européennes sur la santé et l'environnement ». Or tout le problème réside dans le fait que les dispositifs du CETA présentent justement des risques largement documentés d’influencer ces normes, en les harmonisant par le bas et/ou en créant des effets de paralysie.

Le rapport d’experts qu’Emmanuel Macron a lui-même réclamé confirme des risques (page 22) : « On ne peut exclure que les imprécisions du CETA conduisent à l’arrivée sur le marché européen de produits autorisés en vertu d’une réglementation ne prenant pas en compte le principe de précaution. »

Pour foodwatch : « La vérité est que si le CETA n’est pas renégocié, nous ne pourrons plus décider démocratiquement et unilatéralement en Europe d’interdire par exemple des nouveaux OGM dans notre alimentation. Donc non, monsieur Macron, le CETA ne garantit pas du tout les normes européennes pour notre alimentation et notre santé ».

 
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