foodwatch France fichée par Monsanto : l’ONG porte plainte

10/05/2019 RETOUR

Suite aux révélations du Monde et de France 2 concernant le « fichier Monsanto » qui liste plus de 200 personnalités, foodwatch a décidé de porter plainte. La directrice générale, Karine Jacquemart, ainsi que la directrice de l’information de l’ONG, Ingrid Kragl, figurent en effet sur la liste établie par un cabinet de lobbying mandaté par Monsanto. Elles y sont mentionnées de façon nominative avec la note maximale pour leur opposition à la multinationale. foodwatch va donc porter plainte auprès du Procureur de la République du Tribunal de Grande instance de Paris.

« Ce document constitue une nouvelle preuve que les lobbies des multinationales ne reculent devant rien pour protéger leur business et se croient au-dessus des règles. Nous sommes fichées. Il s’agit d’une utilisation frauduleuse de nos données personnelles. C’est scandaleux », commentent Karine Jacquemart et Ingrid Kragl, de foodwatch France.

Depuis des années, foodwatch dénonce ouvertement l’opacité qui entoure le renouvellement de l’autorisation de l’herbicide le plus vendu au monde. En 2016, année du fichier révélé par Le Monde et France 2, foodwatch avait déjà lancé une première pétition adressée à la Commission européenne avec La Ligue contre le cancer et Générations Futures.

L’ONG experte des questions d’alimentation continue de militer aux côtés d’autres organisations pour l’interdiction du glyphosate en Europe. foodwatch a lancé une pétition toujours en ligne avec plus de 30 ONG qui rassemble près de 370.000 signatures pour l’interdiction du glyphosate en France au plus tard fin 2020.

Sources :

> Pétition - La France doit respecter son engagement de sortir du glyphosate en 3 ans, au plus tard fin 2020 :
> Campagne de foodwatch contre le glyphosate
> Lettre ouverte de foodwatch et 33 autres ONG à Emmanuel Macron : cinq bonnes raisons de respecter ses engagements
> En 2016, foodwatch avait notamment épinglé la transparence à la sauce Monsanto et l’absurdité de la situation au niveau politique : la puissance des lobbies du glyphosate était telle que le Commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukaitis, qui voulait consulter les études sur le sujet se voyait prié par la « glyphosate task force » de se rendre à Parme (Italie) ou à Brunswick (Allemagne) pour les lire dans une salle de lecture, sous supervision.

 
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