Lactalis n'est qu'un exemple d'opacité parmi tant d'autres car le gouvernement ne dit pas tout, selon foodwatch

09/11/2018 | 4 liens RETOUR

Bien sûr, les contrôles des autorités dans les entreprises agroalimentaires révèlent des irrégularités voire des dangers pour la santé des consommateurs. Bien sûr, les Ministères de l'agriculture et de l'économie savent. Les révélations du Parisien concernant la présence de nouvelles bactéries dans les produits Lactalis s’ajoutent malheureusement à d’autres scandales savamment masqués. Pour foodwatch, qui milite pour la totale transparence des contrôles, le gouvernement sait mais se tait sur une multitude d'autres scandales alimentaires. Or quand foodwatch réclame la vérité à nos instances publiques, elle se heurte souvent à un mur. Ainsi, on ne connaît toujours pas le nom de l'entreprise française de légumes impliquée dans le scandale de la listeria de l'été dernier (plusieurs morts en Europe). Ni la marque qui a commercialisé un soda pour enfants contenant un colorant interdit en Europe ou celle qui nous a vendu du riz génétiquement modifié dans un plat bio. Lassée de cette opacité, foodwatch a lancé une pétition qui a déjà collecté plus de 9.000 signatures et les consommateurs s’allient pour exiger plus de transparence.

« Car le véritable scandale, c'est que nous n’avons pas accès à l’information. Le silence du gouvernement permet aux industriels de continuer à magouiller dans l'ombre, déclare Karine Jacquemart, directrice de foodwatch. En refusant de nous donner les informations sur les irrégularités chez les fabricants alimentaires, c’est un peu comme si les autorités nous demandaient de consommer les yeux fermés. Et bien, nous disons : ça suffit. Nous avons le droit de savoir». 

 
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