Scandale : le glyphosate prolongé de 18 mois par la Commission européenne sans l’accord des Etats membres

28/06/2016 | 2 liens RETOUR

La Commission européenne vient de prolonger de 18 mois l’autorisation du pesticide le plus vendu et le plus controversé au monde. En l’absence de la nécessaire majorité qualifiée parmi les Etats membres, la Commission aurait pu interdire la substance considérée comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Mais elle a choisi d’ignorer les inquiétudes légitimes de centaines de milliers de citoyens pour céder aux sirènes des lobbies : un scandale dénoncé par foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer.

foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer saluaient vendredi le vote de la France qui s’est opposée au renouvellement du glyphosate. Mais cette position française, comme celle de Malte, et l’abstention de 7 autres pays de l’UE n’aura pas suffi à contraindre la Commission et empêcher cette ré-autorisation.

La Commission européenne a décidé, d’autoriser le glyphosate pendant une période de 18 mois dans l’attente d’un nouvel avis scientifique, émanant cette fois de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer : « On peut penser que la Commission gagne du temps par crainte des foudres de l’industrie chimique.  Mais le glyphosate est d’ores et déjà considéré comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et le sera toujours dans 18 mois. Il faut donc l’interdire pour protéger la santé des consommateurs et des agriculteurs en appliquant strictement le principe de précaution inscrit dans nos textes européens ».

Une majorité de la population est du même avis. En France, plus de 156.000 personnes ont signé la pétition conjointe foodwatch – Générations Futures – la Ligue contre le cancer et 69% des Français se sont déclarés opposés à cette ré-homologation. Les trois organisations ne comptent pas en rester là. Des procédures juridiques en cours permettront peut-être de mettre en lumière l’illégitimité, voire l’illégalité, de cette autorisation.

 

 

 
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