La méthode foodwatch fonctionne : la preuve !

01/06/2018

foodwatch est une organisation de campagne totalement indépendante. Cela signifie que nous faisons campagne pour impulser le changement dans le domaine de l’alimentation au profit des consommateurs et des consommatrices. Face à la toute-puissance des lobbies, à l’impunité des industriels et parfois à l’inaction politique, quand ce changement ne subvient pas, et bien, nous persévérons, nous déployons tous les moyens non-violents à notre disposition. Et cela finit par payer. La méthode foodwatch fonctionne. Voici quelques exemples de nos succès récents.

Interpeller, ça marche !

Nous avions épinglé « l’huile d’olive et truffe » de Codefa (Marseille) dans notre catalogue d’arnaques spécial Noël. L’image sur l’étiquette et le nom du produit promettaient de la truffe mais il n’en contenait pas du tout ! Il renfermait en réalité un arôme qui imitait le goût truffe. foodwatch a écrit plusieurs fois au fabricant qui n’a d’abord pas bougé. Nous avons aussi alerté la Répression des fraudes (DGCCRF). Codefa a fini par changer l’étiquette qui était malhonnête et… illégale. Exit les photos de truffe, la dénomination « Huile d’olive et truffe » et les mentions qui laissaient sous-entendre que l’arôme était naturel et issu de la truffe. Une belle avancée vers la transparence sur l’étiquetage pour les consommatrices et les consommateurs que Codefa trompait.  

Mobiliser sur une pétition, ça marche !

Du progrès également après avoir interpellé maintes fois Coca-Cola qui commercialise Capri-Sun Multivitamin. Les plus de 47000 signatures à la pétition foodwatch ciblant cette boisson beaucoup trop sucrée pour les enfants semblent avoir fait bouger le groupe. Nos revendications : nous demandions à ce que la marque cesse son marketing agressif auprès des enfants. Victoire : les pochettes de la boisson ne comportent plus les petits personnages destinés à attirer l’attention des bambins. Mais nous continuons d’interpeller Coca-Cola car le groupe cible les enfants sur internet. A noter aussi que la marque a diminué la quantité de sucre de son produit, mais seulement de 1g pour 200 ml depuis le lancement de notre pétition. 

Créer le débat, ça marche !

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande depuis des années d’encadrer le marketing pour la malbouffe ciblant les enfants. Les fabricants de produits trop gras, trop sucrés, trop salés savent bien que cette épée de Damoclès pend au-dessus de leur tête. Alors que notre gouvernement n’a pas saisi l’opportunité de la loi Alimentation et Agriculture pour justement encadrer la pub pour la malbouffe, certains fabricants prennent les devants ! On peut s’en réjouir car cela ne se passe pas souvent. Les briochettes aux pépites de chocolat au lait bio de La Boulangère ciblaient clairement les enfants avec son personnage-coccinelle à l’avant de l’emballage et en proposant aux enfants de télécharger une application gratuite.

Coup de théâtre : suite aux demandes de foodwatch, La Boulangère a décidé d’enlever de ses emballages les petits personnages censés attirer l’attention des enfants. Le fabricant nous explique ainsi sa décision : « Conscients de notre responsabilité en tant que marque agroalimentaire, nous avons pris cette décision suite aux réflexions de l’OMS et parce que nous pensons que le suremballage doit être cohérence avec les attentes des consommateurs des produits biologiques ».

Dernière modification le 01/06/2018
 
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