Foire aux questions

Vous recherchez une information à propos de foodwatch France?  Dans notre FAQ vous trouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées.

1. foodwatch peut-elle me dire ce que je dois manger ou pas ? foodwatch va-t-elle m’aider à mieux manger ?

foodwatch ne donne pas de conseils en matière d’alimentation. En revanche, foodwatch est une organisation politique qui défend les droits du consommateur. Nous voulons que, dans un marché transparent, le consommateur puisse librement décider de ce qu’il mange, en toute connaissance de cause et sans risque. Or, c’est aujourd’hui loin d’être le cas. Car les lobbyistes de l’industrie agroalimentaire décident pour nous du contenu de nos assiettes et ne nous disent pas toute la vérité sur la composition de nos aliments. Or nous avons le droit de savoir ! Quand ces aliments comportent des risques pour la santé ou lorsque l’on nous cache des informations importantes qui nous permettraient de juger un produit, quel recours avons-nous ? Pour faire avancer les choses, les consommateurs doivent s’unir, se battre pour leurs droits les plus élémentaires ; à commencer par le droit de savoir. L’industrie et les autorités de prévention ont beau jeu de nous culpabiliser (« Manger, bouger »). Mais pour foodwatch, l’alimentation est un sujet politique. Et vous pouvez compter sur nous pour vous révéler les pratiques de l’industrie agroalimentaire.

2. foodwatch établit-elle un classement des meilleurs aliments ?

foodwatch n’effectue pas de contrôles généralisés des produits alimentaires. Notre petite équipe n’a pas la possibilité de contrôler en détail tous les aliments et leurs modes de fabrication. Impossible de vérifier l’énorme quantité de denrées disponibles sur le marché ; l’envisager ne serait pas bien sérieux ni utile, d’ailleurs. C’est la raison pour laquelle vous ne verrez jamais apparaître de label de qualité « foodwatch » sur les aliments. Nos revendications vont bien au-delà. Nous exigeons que l’industrie agroalimentaire soit tenue responsable de la sécurité et de la qualité de tout ce qu’elle produit et commercialise. Quand les consommateurs disposeront de toutes les informations nécessaires pour choisir des produits sûrs et totalement transparents sur leur composition et leur mode de fabrication, nous aurons atteint un objectif majeur, bien plus important pour le consommateur qu’un ixième label de « qualité ».  

3. D’où provient l’information que foodwatch donne aux consommateurs ?

foodwatch produit des recherches et analyses indépendantes, interpelle les fabricants et les autorités et travaille en étroite collaboration avec des scientifiques et autres experts. Leur expertise nous est précieuse. Car notre petite équipe ne peut répondre à toutes les questions que se posent les consommateurs. foodwatch collabore ainsi avec un grand nombre de spécialistes des technologies alimentaires, des chimistes, médecins, vétérinaires, juristes, nutritionnistes, journalistes, économistes, entre autres. Nous communiquons toujours les sources d’information sur lesquelles nous nous appuyons.  

4. Quelles relations foodwatch entretient-t-elle avec les autres organisations non-gouvernementales?

foodwatch France est une organisation indépendante et n’appartient à aucune confédération. Il arrive que foodwatch collabore avec d’autres ONG sur des projets spécifiques. Ainsi foodwatch Allemagne et foodwatch Pays-Bas ont mené des actions communes avec Oxfam, Greenpeace ou Finance Watch, par exemple. 

5. Où foodwatch se situe-t-elle politiquement ? Est-elle liée à un parti ?

foodwatch est une organisation politiquement indépendante. De manière générale, nous cherchons à dialoguer avec tous les partis politiques. Mais lorsque cela nous paraît nécessaire – c’est-à-dire pour faire avancer le débat -, nous n’hésitons pas à critiquer publiquement ces partis ou les politiciens. Rappelons que foodwatch n’accepte aucune aide financière provenant d’un quelconque parti politique.

6. foodwatch est présente dans plusieurs pays européens : pourquoi ?

Le marché alimentaire est européen. La plupart des réglementations qui le gouvernent ne sont d’ailleurs pas décidées à l’échelle nationale mais à celle de l’Union européenne. Beaucoup d’entreprises du secteur sont des multinationales qui disposent de structures nationales et internationales. Afin de renforcer les droits du consommateur, foodwatch doit donc faire pression sur les acteurs de cette législation européenne. Plus nous serons nombreux à soutenir l'action de foodwatch au sein des États membres, plus grande sera l'influence des consommateurs sur les responsables industriels et les décideurs politiques.

7. Quelle est la position de foodwatch sur le bio ?

foodwatch considère l’agriculture écologique comme la méthode agraire de l’avenir. Ses bénéfices, notamment en matière d’environnement, surpassent clairement les autres méthodes. Toutefois, foodwatch garde en la matière son œil vigilant et critique. C’est pour cela que nous dénonçons les points faibles des réglementations concernant les produits bios et que nous rendons publics tous les dévoiements, chez les producteurs bios comme chez ceux de l’agriculture conventionnelle. Dans bien des domaines le bio n’est pas exemplaire. Par exemple, les produits destinés aux enfants portant le cachet « bio » sont très souvent aussi peu équilibrés que les autres. Enfin, les producteurs bios ont, eux aussi, recourt à des publicités qui nous bercent d’illusions et aux étiquetages ambigus.

8. Quelle est la position de foodwatch sur les agro-carburants ?

foodwatch considère la production d’agro-carburants comme une erreur écologique, économique et sociale. D’abord parce que l’écobilan des plantes utilisées à cette fin, c’est-à-dire leur impact environnemental, est mauvais. Ensuite, parce que les conséquences sociales de cette pratique sont inacceptables. Les champs sur lesquels sont cultivées les plantes énergétiques sont autant de terres en moins pour faire pousser des denrées alimentaires. Dans les pays en voie de développement, cela fait naître une concurrence entre les besoins pour la production de ces agro-carburants destinés aux pays riches et les besoins de productions alimentaires, cette fois à destination des populations locales. Une concurrence d’autant plus forte que cette production d’agro-carburants mobilise d'importantes surfaces cultivables. Cela entraîne une hausse des prix des terres et en, conséquence, le coût des aliments augmente lui aussi. Plus grave encore, dans certaines régions, les aliments ne sont déjà plus cultivés en quantité suffisante.

9. En quoi foodwatch est-elle une organisation différente des autres organisations de consommateurs ?

foodwatch est une organisation à but non lucratif dont les campagnes visent à dénoncer toute réglementation ou pratique du secteur alimentaire qui va à l'encontre des intérêts du consommateur. foodwatch entend devenir l’organisation de référence en matière de défense des consommateurs face aux pouvoirs politique et économique. Dans ce but, nous cultivons notre totale indépendance. Nous déclinons systématiquement les aides provenant de l’Etat, de partis politiques ou de l’industrie alimentaire. Par contre, nous invitons chaque consommateur à nous soutenir par leurs dons.

10. foodwatch m’invite à signer des pétitions : est-ce vraiment utile ?

Combien de voix sont-elles nécessaires pour retourner la situation ? Voici des questions que l’on nous pose souvent lorsque nous lançons une pétition. Nous ne pouvons toutefois y répondre qu’après coup. Mais, depuis des années, foodwatch lance des pétitions électroniques dans d’autres pays. Ces expériences nous ont persuadés du bien-fondé et de l’efficacité de cet instrument. Les pétitions sont les témoins de l’intérêt des consommateurs pour notre cause. Elles rendent visibles leur protestation. C’est aussi un moyen direct de confronter les décideurs politiques et économiques avec les revendications des consommateurs. Enfin, les médias relaieront toujours plus l’une de nos revendications si celle-ci est portée par un grand nombre de signataires. En Allemagne et aux Pays-Bas où nous sommes actifs depuis de nombreuses années, nous avons obtenu des succès manifestes avec ces pétitions : des entreprises ont retiré leurs produits du marché, ont modifié certains ingrédients ou corrigé les étiquetages. En Allemagne, nous avons même pu faire changer certaines réglementations.

11. Pouvez-vous me donner des exemples concrets de l’action de foodwatch ?

Le Droit alimentaire européen et français repose sur deux piliers : la protection des consommateurs contre les risques pour la santé et la protection contre la tromperie. Dans l’un et l’autre domaine, nous sommes en mauvaise posture. Ainsi, les consommateurs sont exposés à des risques évitables et sont victimes d’une tromperie systématique. foodwatch s’y oppose avec ses campagnes. Nous produisons des recherches, nous faisons analyser des aliments, nous dénonçons les problèmes et lançons des appels pour que les entreprises et les politiques mettent fin à ces dysfonctionnements

12. Comment foodwatch fonctionne-t-elle financièrement ?

foodwatch attache une très grande importance à l’indépendance financière : nous n’acceptons en aucun cas les dons provenant de partis politiques ou d’acteurs économiques. A terme, foodwatch France a pour objectif de financer son fonctionnement grâce aux dons et contributions, réguliers ou ponctuels, de ses membres et sympathisants français. foodwatch Allemagne, fondée en 2002, y parvient depuis des années – les charges courantes sont couvertes avec les contributions régulières des plus de 28000 membres (état en février 2014, s’y ajoutent les donations de fondations et legs. En attendant d’être financièrement autonome, foodwatch France recevra le soutien de foodwatch Allemagne. Pour plus d’informations sur le financement de foodwatch, cliquez ici.

 
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