Animaux cachés : les responsables réagissent, mais pas assez !

28/09/2018

La semaine dernière, foodwatch a révélé la présence de dérivés d’insectes, de bœuf ou encore de porc dans 12 produits alimentaires. Parmi eux, les Paniers de Yoplait 0% qui contiennent de la gélatine « bovine » mais dont l’étiquetage n’indique que le terme « gélatine ». Une pétition interpellant Yoplait sur son manque de transparence a déjà recueilli plus de 9000 signatures. La marque a réagi en annonçant un changement de recette pour 2019. Pour foodwatch, cette réponse est clairement insuffisante et montre que Yoplait ne comprend toujours pas que son étiquetage n’est pas transparent. Notre action en ligne reste donc ouverte.

 

Les médias ont largement relayé l’enquête de foodwatch sur les embrouilles des industriels de l’agro-alimentaire, de nombreuses réactions d’indignation contre ces pratiques nous sont parvenues, et des milliers de personnes ont interpellé Yoplait France via la pétition de foodwatch. Notre mobilisation a permis de faire réagir la marque – qui n’a d’ailleurs toujours pas répondu à foodwatch. Yoplait annonce sur sa page Facebook vouloir supprimer la gélatine de ses recettes à l’horizon 2019, sans préciser la date exacte ni l’intention d’aller entre-temps vers un étiquetage plus transparent qui précise l’origine bovine de cette gélatine. Rappelons qu’à aucun moment, foodwatch n’a remis en cause l’utilisation des dérivés d’animaux dans ces produits mais bien l’étiquetage peu transparent pour les consommateurs∙rices qui sont induits en erreur.  

Responsabilité politique : Bruxelles et Paris se défilent

En réaction à notre enquête, le Ministre de l’Agriculture Stéphane Travert s’est exprimé sur France 3 : il reconnaît le manque de transparence mais explique que les réponses à apporter se trouvent au niveau européen. Interrogée sur une volonté européenne d’aller vers un étiquetage plus transparent indiquant l’origine de la gélatine, une porte-parole de la Commission européenne répond quant à elle que l’origine de la gélatine peut être indiquée sur base volontaire par les industriels. Autrement dit, aucune réponse européenne n’est pour l’instant prévue.


A travers la campagne « Arnaque sur l’étiquette », foodwatch continuera de dénoncer le règne de la désinformation tout en permettant aux consommateurs∙rices de faire pression sur les industriels de l’agroalimentaire pour changer leurs pratiques abusives. Et ce, jusqu’à ce que la loi sanctionne ces pratiques.

Dernière modification le 28/09/2018
 
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