Menus de fêtes : 20 arnaques sur l’étiquette

05/12/2017

A l’approche des fêtes de fin d’année, foodwatch a concocté un menu truffé d’arnaques sur l’étiquette comme seule l’industrie agroalimentaire en a le secret : de l’apéro au dessert, en passant par le foie gras ou encore le verre de rouge, sans oublier les douceurs pour les enfants. Du chic, du pas cher, des labels, du bio : aucun rayon n’échappe aux ruses marketing qui font vendre. Mais nous ne sommes pas dupes !

foodwatch sort aujourd’hui son catalogue Spécial fêtes. A la différence des dépliants qui inondent nos boîtes aux lettres, celui de foodwatch révèle ce qui se cache derrière les étiquettes d’une vingtaine de produits.

 

A l’apéritif, nous avons repéré des Knacks Stoeffler d’Alsace bio… qui ne viennent pas forcément d’Alsace. Ou du foie gras de canard du sud-ouest Fauchon affublé du logo IGP (indication géographique protégée) qui contient du E250, le nitrite de sodium controversé pour la santé. 

Et s’il vous prenait l’envie de servir des Suprêmes Coraya qui affichent le mot « homard » en grandes lettres à l’avant de l’emballage, sachez que ce surimi ne contient pas la moindre trace de homard. Contactée, Coraya, qui se vantait en 2014 d’être la marque préférée des consommateurs, ne voit pas où est le problème. Pour foodwatch, il y en a deux. D’abord, il est inacceptable qu’un fabricant puisse appâter avec une promesse qu’elle ne tient pas. Mais voilà, la réglementation ne prévoit actuellement pas de sanctionner ce type d’abus. Ensuite, si Coraya recourt à cette ruse marketing, c’est parce qu’elle sait que la norme Afnor relative au surimi le lui permet. Pas étonnant puisque cette norme est rédigée dans l’opacité par les fabricants eux-mêmes – dont l’entreprise qui commercialise Coraya – et n’est pas publique : il faut payer pour en obtenir copie !

Coraya au "goût homard" ? Une arnaque au goût amer !

signatures. Vous aussi, signez !

Coraya nous induit en erreur avec son surimi ‘Suprêmes au goût frais de Homard’ qui affiche en capitales le mot ‘homard’ à l’avant de son emballage, mais qui n’en comporte pas la moindre trace, pas même sous forme d’arôme. Signez pour que la marque change son emballage ou sa recette.  En savoir plus

Protection des données

 

En entrée, la bisque de homard et langoustines de Knorr risque de vous décevoir puisqu’elle contient… à peine 1,2% des langoustines vantées à l’avant de l’emballage. Les coquilles Saint-Jacques "à la Bretonne" de Tipiak renferment des noix qui viennent parfois de France, d’Amérique du Sud ou de Russie. Si vous comptiez accompagner le tout d’un Cambras, Cabernet Sauvignon Merlot 2016 acheté au rayon des vins français, vous vous êtes fait avoir car ce vin vient d’Espagne. 

Au moment de passer au dessert, que diriez-vous d’une tarte maison préparée à l’aide de la pâte brisée "Trésor de Grand-mère" de Herta… à base d’huile de palme ? Quant à l’incontournable bûche : sachez que la bûche café-noisette de Picard renferme à peine 2,2% des noisettes promises. Bonus : elle contient aussi du shellac, un additif issu… d’insectes.

Les enfants ne sont pas oubliés puisque foodwatch épingle quatre produits beaucoup trop sucrés et qui ne devraient pas cibler les tout-petits avec leur marketing, selon les critères de l’Organisation mondiale de la santé : Champomy, Coca-Cola, le maxi-mix de Kinder ou encore le calendrier de l’avent Celebrations composé à plus de 50% de sucre !

Dernière modification le 05/12/2017
 
La newsletter foodwatch
abonnés:

Vous aussi, inscrivez-vous !