foodwatch exige des barrières efficaces pour protéger les aliments !

Afin de protéger efficacement les consommateurs des dangers liés aux huiles minérales et autres substances qui peuvent migrer des emballages vers les aliments, l’Union européenne doit réglementer sans tarder l’usage du papier et du carton dans les emballages. Par ailleurs, la contamination des aliments au cours de leur fabrication, leur stockage et leur transport doit aussi être empêchée par l’application de règles strictes, et la mise en œuvre de contrôles rigoureux.

L’UE doit agir, mais les pouvoirs publics nationaux peuvent et doivent adopter leur propre législation sans délai.

foodwatch appelle à prendre les mesures suivantes :

  1. L’usage d’une « barrière fonctionnelle » doit être obligatoire. Il s’agit d’une couche protectrice qui empêche la migration des huiles minérales (et d’autres substances nocives) des emballages en carton et papier vers les aliments,

    Dans le cas d’emballages recyclés : une étude du ministère allemand de l’agriculture et de l’alimentation montre  que le seul moyen efficace de protéger les aliments des substances dangereuses que l’on retrouve dans les emballages recyclés, est l’utilisation d’une « barrière » adaptée.
    Il peut s’agir d’un sachet intérieur séparé, d’une couche protectrice directement intégrée à l’emballage, ou encore d’un matériau absorbant qui piège les huiles minérales et autres toxiques.

    Même lorsque les aliments sont emballés dans du papier ou du carton à base de fibres vierges (et non recyclées), les fabricants doivent utiliser une barrière efficace (que ce soit dans l’emballage de l’aliment lui-même ou dans le suremballage) pour éviter toute migration de substances nocives au cours de la fabrication, du stockage ou du transport.

    Des dérogations à ces règles ne peuvent être accordées que si le fabricant peut prouver que, compte tenu des caractéristiques du produit, ou encore de conditions de stockage particulières, aucune substance dangereuse ne peut migrer de l’emballage vers l’aliment.

  2. Des limites doivent être établies pour les hydrocarbures d’huiles minérales saturées (MOSH) et aromatiques (MOAH) dans les aliments. Les règles qui s’appliquent uniquement aux emballages ne peuvent empêcher la contamination par les hydrocarbures qui intervient à diverses étapes de la production, du transport ou du stockage. Aucun niveau quantifiable de MOAH (hydrocarbures aromatiques) ne doit être atteint, du fait de leur potentiel cancérogène et mutagène. Par ailleurs, des limites doivent être établies pour les MOSH (hydrocarbures saturés) présents dans les aliments. Le respect de ces obligations doit être effectif pour tous les fabricants. Et les autorités doivent s’assurer du respect de ces limites.
 
Rapport foodwatch sur les huiles minérales

Des hydrocarbures dans nos assiettes : comment les huiles minérales contaminent les aliments.

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