Pétition

Contamination au cadmium : agissons à la source de cette bombe sanitaire !

Le scandale a trop duré. La population française est surexposée au cadmium, ce métal lourd cancérigène qui se retrouve dans notre alimentation : céréales, pâtes, riz, chocolat... Si nous sommes beaucoup plus contaminé·es que nos voisin·es européen·nes, ce n’est pas un hasard. Depuis des années, les responsables politiques ignorent les alertes des autorités sanitaires et mettent notre santé, notamment celle des enfants, en danger.

Pétition

Contamination au cadmium : agissons à la source de cette bombe sanitaire !

Le scandale a trop duré. La population française est surexposée au cadmium, ce métal lourd cancérigène qui se retrouve dans notre alimentation : céréales, pâtes, riz, chocolat... Si nous sommes beaucoup plus contaminé·es que nos voisin·es européen·nes, ce n’est pas un hasard. Depuis des années, les responsables politiques ignorent les alertes des autorités sanitaires et mettent notre santé, notamment celle des enfants, en danger.

Il n’y a plus de temps à perdre : la loi pour enfin réduire la contamination du cadmium à la source, dans les engrais phosphatés, a été votée à l’Assemblée nationale ce 3 juin 2026, et pour avoir une chance de se concrétiser, elle doit maintenant être adoptée par le Sénat. Il est temps de transformer cette première victoire en réalité concrète : le premier ministre Sébastien Lecornu doit rendre les décrets du gouvernement aussi ambitieux que la loi votée à l’Assemblée nationale, et le Sénat doit voter cette loi. Faites monter la pression avec foodwatch : vos signatures sont envoyées chaque matin aux destinataires !

Ces dernières semaines, le cadmium est dans toutes les bouches et pour cause : une nouvelle alerte sanitaire de l’Anses confirme la surexposition des Français·es à ce métal lourd cancérigène avéré. Les conseils pour réduire son exposition fleurissent partout, afin de tenter de se protéger tant bien que mal à l’échelle individuelle, mais c’est à la source de cette contamination qu’il faut agir. 

Car comment le cadmium se retrouve-t-il dans nos assiettes puis dans nos corps ? Si ce métal lourd est présent naturellement dans nos sols en plus ou moins grande quantité, ce sont les engrais phosphatés particulièrement chargés en cadmium et utilisés principalement dans l’agriculture industrielle qui s’accumulent dans les sols et contaminent à leur tour les cultures (en moyenne, 60 à 75% de l’apport annuel de cadmium dans les sols français proviendrait de ces fertilisants). Le comble, c’est que les aliments qui contribuent le plus à notre contamination sont aussi ceux que nous consommons en grande quantité comme les céréales (pains, pâtes, biscuits…), les épinards ou encore les pommes de terre. 

En France, nous sommes bien plus contaminé·es que dans d’autres pays d’Europe, pour une raison aussi simple qu’intolérable : nous pouvons utiliser des engrais phosphatés plus chargés en cadmium. Depuis 2019, la France a obtenu une dérogation l’autorisant à utiliser des fertilisants avec 90 mg de cadmium par kg d’engrais, c’est à dire 1,5 fois la norme européenne, plus stricte, fixée à 60 mg/kg. Résultat de ces années d’inaction : nos sols, nos cultures, notre alimentation et in fine, nos organismes sont contaminés. 

Face à cette situation alarmante, les autorités de santé publique demandent une baisse drastique de la norme de cadmium dans les fertilisants en France : du 90mg/kg autorisé en 2026 à 20mg/kg. La solution est claire, nette et précise : il faut couper la pollution à la source le plus rapidement possible pour réduire efficacement les niveaux de contamination. Pourtant, malgré l’urgence, le gouvernement est à côté de la plaque : il propose de réduire « de 90 mg/kg de cadmium à 60 mg/kg en 2027, puis à 40 mg/kg en 2030 et à 20 mg/kg », éventuellement avant 2038. Hors de question d’attendre aussi longtemps ! 

Ensemble, demandons aux décideurs et décideuses politiques que le seuil le plus bas de 20mg/kg soit mis en place le plus rapidement possible : notre santé, notamment celle des enfants, en dépend ! 

Pétition envoyée chaque jour par e-mail avec les nouvelles signatures à : 

  • M. Gérard Larcher, Président du Sénat, Groupe Les républicains,
  • Hervé Marseille, Président du groupe Union centriste,
  • François Patriat, Président du groupe Rassemblement des démocrates progressistes et indépendants,
  • Mathieu Darnaud, Président du groupe Les Républicains,
  • Cécile Cukierman, Présidente du groupe communiste républicain citoyen écologique - Kanaki,
  • Maryse Carrère, Présidente du groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen,
  • Claude Malhuret, Président du groupe les indépendant république et territoires,
  • Guillaume Gontard, Président du groupe écologiste au Sénat, 
     
  • Mme Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire,
  • Mme Stéphanie Rist, Ministre de la santé,

Monsieur, Madame,  

La population française est surexposée au cadmium, métal toxique et cancérigène avéré, présent dans les sols et, surtout, dans l’alimentation. Les Français·es sont trois à quatre fois plus contaminé·es que leur voisin·es européenn·es.  Pourtant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) alerte depuis des années et appelle à agir sur la principale source de cette contamination : les engrais phosphatés.   

Mais depuis des années, la France a fait le contraire. Alors que le droit européen impose une limite depuis 2022 de 60 mg de cadmium par kilogramme d’engrais phosphaté, la France profite d’une dérogation pour utiliser des fertilisants plus d’1,5 fois plus contaminés (à 90mg/kg). Dans le même temps des pays européens comme la Finlande ou le Danemark ont fait le choix de la santé publique avec une norme plus proche des 20mg/kg recommandés par l’Anses.  

Il est urgent d’agir pour enfin protéger la santé. Sans plus attendre nous vous demandons de mettre en place la recommandation de l’ANSES : réduire à la source la contamination au cadmium en appliquant le plus rapidement possible une norme de 20mg/kg sur l’ensemble des fertilisants phosphatés utilisés en France.  

Cette mesure cruciale est un impératif de santé publique :  

  • Le cadmium est cancérogène certain pour l’être humain (catégorie 1A du CIRC, le centre international de recherche sur le cancer)  
  • Même à faibles doses, une exposition prolongée peut avoir des conséquences graves sur la santé : atteintes rénales irréversibles, fragilité osseuse et risque accru d’ostéoporose, troubles pulmonaires et neurologiques, effets endocriniens et sur la fertilité, etc. 
  • Le cadmium s’accumule dans nos organismes 

Les alertes de l’ANSES depuis plusieurs années ont été ignorées, celles de l’Ordre des médecins en 2025 aussi. Le scandale de cette bombe sanitaire a trop duré. 

Vous avez le devoir de protéger la santé publique, notre santé.  

Cordialement,  

PS : foodwatch publiera  votes et prises de positions des député·es, sénateurs et sénatrices et autres responsables politiques sur cet enjeu vital de santé publique.

30222

ont déjà participé

Les champs marqués d’un * sont obligatoires.

Protection des donnéesCette pétition est hébergée sur le site de foodwatch France. Votre prénom, et votre nom seront communiqués aux cibles de cette action. Vous recevrez un e-mail pour confirmer votre participation. Vos données personnelles seront conservées par foodwatch France à des fins de statistiques et, si vous le souhaitez, pour vous tenir informé.e de nos campagnes et vous proposer de participer à d’autres actions. Vous pouvez à tout moment exercer vos droits de rectification, suppression etc. de vos données, par e-mail à info(at)foodwatch(dot)fr ou courrier. Plus d'informations , consultez la page sur la protection des données.