Stop Omnibus : défendons la sécurité alimentaire !
La Commission européenne s’apprête à franchir une ligne rouge : avec son projet de “Food and Feed Safety Omnibus”, elle veut détricoter en une seule fois dix textes essentiels de sécurité alimentaire. Sous prétexte de « simplification », la Commission déroule le tapis rouge aux industriels, au mépris de notre santé à toutes et tous. Des reculs inacceptables qui affaibliraient l’évaluation des pesticides, les limites de résidus de pesticides et les contrôles à l’importation. Les tests réalisés par foodwatch sur des thés, du riz et des épices vendus en supermarché montrent la présence de nombreux résidus de pesticides, dont certains ne sont pas autorisés en Union européenne. Le constat est sans appel : il faut mieux protéger les citoyennes et citoyens, pas moins ! Avec foodwatch, interpellez vos député⸱es européen⸱nes pour leur demander de refuser en bloc cette proposition.
Stop Omnibus : défendons la sécurité alimentaire !
La Commission européenne s’apprête à franchir une ligne rouge : avec son projet de “Food and Feed Safety Omnibus”, elle veut détricoter en une seule fois dix textes essentiels de sécurité alimentaire. Sous prétexte de « simplification », la Commission déroule le tapis rouge aux industriels, au mépris de notre santé à toutes et tous. Des reculs inacceptables qui affaibliraient l’évaluation des pesticides, les limites de résidus de pesticides et les contrôles à l’importation. Les tests réalisés par foodwatch sur des thés, du riz et des épices vendus en supermarché montrent la présence de nombreux résidus de pesticides, dont certains ne sont pas autorisés en Union européenne. Le constat est sans appel : il faut mieux protéger les citoyennes et citoyens, pas moins ! Avec foodwatch, interpellez vos député⸱es européen⸱nes pour leur demander de refuser en bloc cette proposition.
Bruxelles souhaite accélérer l'adoption d'un vaste ensemble de mesures visant à assouplir les normes de sécurité alimentaire. En réalité, cette réforme risque d’affaiblir des protections fondamentales conquises après des années de scandales sanitaires et de combats pour une alimentation plus sûre. Cette décision, qui peut sembler loin de nos assiettes, pourrait impacter directement la protection de la santé des consommateurs et consommatrices à travers l’Europe.
Parmi les reculs les plus inquiétants, le texte ouvre la voie à une réduction des contrôles sur les pesticides, avec des autorisations illimitées qui deviendraient la règle pour de nombreuses substances, et un affaiblissement de l’obligation de tenir compte des connaissances scientifiques les plus récentes. Il menace aussi de fragiliser la révision régulière des limites de résidus de pesticides dans l’alimentation, au risque de maintenir plus longtemps dans nos assiettes des niveaux plus élevés de substances préoccupantes. Autrement dit : moins de contrôle, moins de vigilance scientifique, et plus de risques pour les consommateurs, les agriculteurs et l’environnement.
À cela s’ajoutent d’autres reculs préoccupants, notamment sur les précautions nécessaires autour de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), également appelée “maladie de la vache folle.” Un scandale du début des années 2000 qui avait couté la vie à plusieurs consommateur·rices et mis l’élevage européen au bord du gouffre. Les mesures prises ont clairement permis d’éviter de nouveaux scandales ces dernières années. Ce rabaissement des normes de sécurité est donc particulièrement inquiétant. Le tout, sans véritable étude d’impact, sans transparence suffisante et en contournant le débat démocratique.
Ce n’est pas une simplification : c’est un recul inacceptable au bénéfice d’une minorité au dépend de notre santé et de la préservation de l’environnement. Nous refusons que la sécurité alimentaire des Européennes et Européens soit sacrifiée au nom de la compétitivité. Les député·es européen·nes doivent s’opposer à ce texte de toute urgence.