Stop Omnibus : défendons la sécurité alimentaire !
La Commission européenne s’apprête à franchir une ligne rouge : avec son projet de “Food and Feed Safety Omnibus”, elle veut détricoter en une seule fois dix textes essentiels qui protègent notre alimentation. Sous prétexte de « simplification », la Commission déroule le tapis rouge aux industriels, au mépris de notre santé à toutes et tous. Plusieurs organisations et de nombreux scientifiques pointent du doigt des reculs inacceptables qui affaibliraient l’évaluation des pesticides, les limites de résidus de pesticides et les contrôles à l’importation, ainsi qu’un passage en force anti-démocratique. Les tests réalisés par foodwatch en mai ont montré la présence de nombreux résidus de pesticides - dont certains ne sont pas autorisés d’utilisation en Union européenne - dans nos assiettes. Le constat est sans appel : il faut mieux protéger les citoyennes et citoyens, pas moins !
Stop Omnibus : défendons la sécurité alimentaire !
La Commission européenne s’apprête à franchir une ligne rouge : avec son projet de “Food and Feed Safety Omnibus”, elle veut détricoter en une seule fois dix textes essentiels qui protègent notre alimentation. Sous prétexte de « simplification », la Commission déroule le tapis rouge aux industriels, au mépris de notre santé à toutes et tous. Plusieurs organisations et de nombreux scientifiques pointent du doigt des reculs inacceptables qui affaibliraient l’évaluation des pesticides, les limites de résidus de pesticides et les contrôles à l’importation, ainsi qu’un passage en force anti-démocratique. Les tests réalisés par foodwatch en mai ont montré la présence de nombreux résidus de pesticides - dont certains ne sont pas autorisés d’utilisation en Union européenne - dans nos assiettes. Le constat est sans appel : il faut mieux protéger les citoyennes et citoyens, pas moins !
Alors que les discussions se poursuivent au sein des institutions européennes, envoyons un message clair aux eurodéputé·es : choisissez notre santé, votez contre l’Omnibus !
Bruxelles souhaite accélérer l'adoption d'un vaste ensemble de mesures visant à assouplir les normes de sécurité alimentaire. En réalité, cette réforme risque d’affaiblir des protections fondamentales conquises après des années de scandales sanitaires et de combats pour une alimentation plus sûre. Cette décision, qui peut sembler loin de nos assiettes, pourrait impacter directement la protection de la santé des consommateurs et consommatrices à travers l’Europe.
Parmi les reculs les plus inquiétants, le texte ouvre la voie à une réduction des contrôles sur les pesticides, avec des autorisations illimitées qui deviendraient la règle pour de nombreuses substances, et un affaiblissement de l’obligation de tenir compte des connaissances scientifiques les plus récentes. Il menace aussi de fragiliser la révision régulière des limites de résidus de pesticides dans l’alimentation, au risque de maintenir plus longtemps dans nos assiettes des niveaux plus élevés de substances préoccupantes. Autrement dit : moins de contrôle, moins de vigilance scientifique, et plus de risques pour les consommateurs, les agriculteurs et l’environnement.
À cela s’ajoutent d’autres reculs préoccupants, notamment sur les précautions nécessaires autour de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), également appelée “maladie de la vache folle.” Un scandale du début des années 2000 qui avait couté la vie à plusieurs consommateur·rices et mis l’élevage européen au bord du gouffre. Les mesures prises ont clairement permis d’éviter de nouveaux scandales ces dernières années. Ce rabaissement des normes de sécurité est donc particulièrement inquiétant. Le tout, sans véritable étude d’impact, sans transparence suffisante et en contournant le débat démocratique.
C’est pour cela que foodwatch International a déposé une plainte officielle auprès de la Médiatrice européenne contre la Commission européenne concernant sa gestion du paquet législatif « Omnibus ». La plainte critique une mauvaise administration dans la préparation de cet ensemble de textes, qui pourraient avoir des conséquences considérables sur les normes de sécurité alimentaire dans toute l’UE. Notamment, foodwatch critique l’absence de justification claire pour regrouper dix règlements dans un seul paquet législatif, l’absence d’une analyse d’impact exhaustive ainsi que l’absence de consultation publique significative et procédure précipitée.
En parallèle, les lobbies de l’agrochimie jouent des coudes pour faire passer ce paquet législatif mortifère, coûte que coûte. Les discussions au sein de la Commission européenne, du Conseil de l’UE et du Parlement s’accélèrent : chaque signature compte pour interpeler les eurodéputé.es !
Ce n’est pas une simplification : c’est un recul inacceptable au bénéfice d’une minorité au dépend de notre santé et de la préservation de l’environnement. Nous refusons que la sécurité alimentaire des Européennes et Européens soit sacrifiée au nom de la compétitivité. Les député·es européen·nes doivent s’opposer à ce texte de toute urgence.