Suspension du dioxyde de titane (E171) dans l’alimentation : pourquoi attendre 2020 pour protéger la santé ?

17/04/2019 | 2 liens RETOUR

Communiqué de presse commun foodwatch et Agir pour l'Environnement

Le Gouvernement vient d’annoncer la signature d’un arrêté pour suspendre la mise sur le marché en France de denrées alimentaires contenant l’additif E171. C’est un engagement que Bruno le Maire avait pris le 11 janvier auprès de foodwatch, Agir pour l’Environnement et d’autres ONG, après un rétropédalage inquiétant. C’est surtout la concrétisation d’une mesure adoptée dans la Loi Agriculture et Alimentation votée en 2018.

Suite à la confirmation, lundi 15 avril, des risques pour la santé de cet additif par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), cet arrêté a été pris sur la base du principe de précaution. C’est un pas en avant et il faut espérer qu'il créera un sursaut dans l’Union européenne.

Toutefois, foodwatch et Agir pour l’Environnement regrettent de découvrir que la date retenue par le Gouvernement pour effectivement suspendre la mise sur le marché de l’additif E171 n’est que le 1er janvier 2020.  Pourquoi attendre aussi longtemps alors qu’il s’agit bel et bien de protéger la santé des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement ? Le principe de précaution exigeait une entrée en vigueur immédiate, sans être assortie de délais ou dérogations.

Plus de 22 organisations de la société civile avaient signé une tribune pour exiger l’interdiction de l’addition dioxyde de titane à base de nanomatériaux, E171.

 
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