Actualités 04.11.2021

[VIDEO] Pesticides interdits en Europe : cessons de les vendre à l’étranger et de les importer dans nos assiettes

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Les pesticides interdits en Europe sont parmi les plus toxiques. Or, ils sont encore produits sur notre continent et vendus à l’étranger. Les résidus de ces pesticides reviennent ensuite en boomerang dans nos assiettes via les importations de fruits et légumes par exemple. Face à cette situation peu tolérable, nous avons lancé la campagne « boomerang pesticides  » et avons obtenu des promesses… qui ne sont toujours pas adoptées. Elles se révèlent même menacées par Bayer, Syngenta ou encore BASF et les accords de commerce. Explications et mobilisation.

La bonne nouvelle reste encore bien trop théorique. L’annonce est tombée fin 2020 : après des mois de pression la Commission européenne s’est engagée à mettre fin à l'exportation de pesticides dangereux interdits dans l'UE, dans un document stratégique sur les produits chimiques. Plus récemment, la stratégie européenne "de la ferme à la fourchette" est venue enfoncer le clou en faisant des promesses pour réduire considérablement l'utilisation et le commerce de pesticides toxiques. 

Seulement, entre les promesses et l’application concrète, le parcours est semé d’embûches… et de lobbyistes.

Résultat ? Ces pratiques aberrantes se poursuivent encore. Résumé en vidéo.  

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Pesticides interdits en Europe : le toxique "effet boomerang" doit cesser !

Arrêtons de commercer avec les pesticides interdits en Europe 

La France de son côté a adopté une loi qui interdira l'exportation de ces pesticides interdits dès 2022. Cependant, elle n’empêche toujours pas l’importation de produits pouvant contenir des résidus de ces substances toxiques, utilisés à l’étranger. Et surtout, ces mesures exigent une application au niveau européen. 

foodwatch, Corporate Europe Observatory et leurs partenaires demandent à l'UE trois mesures à adopter immédiatement :

●  Arrêter la production et l'exportation des pesticides interdits.

●  Interdire les importations alimentaires contenant des résidus toxiques de ces pesticides

●  Cesser de négocier des accords de libre-échange qui nuisent aux populations, à la santé et à l'environnement.

Entre des lobbyistes tels que Bayer, Syngenta, BASF et les accords de commerces : bien des pièges pour légiférer face aux pesticides toxiques 

Les grandes entreprises chimiques comme Bayer, BASF et Syngenta exercent un lobbying intense pour contrer les initiatives européennes. Ainsi, foodwatch a révélé  en avril 2020 des lettres accablantes de Bayer que notre équipe a pu se procurer. En pleine crise sanitaire, le géant de l’agrochimie demandait tout simplement aux décideurs politiques européens de refreiner toute règlementation plus exigeante, notamment sur les pesticides. Autrement dit, de ne pas leur mettre des bâtons dans les roues avec des mesures pour mieux protéger la santé des personnes et l’environnement…

A ces pressions des géants de la chimie s’ajoute un autre risque : celui porté par les accords de libre-échange tels que l'UE-Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) et le CETA (UE-Canada). Ils offrent un autre instrument aux géants des pesticides pour continuer ce commerce toxique. Ces entreprises, tout comme les partenaires commerciaux de l'UE comme le Brésil et le Canada contestent le principe de précaution européen et toute mesure de protection de l'environnement ou de la santé, considérés comme des « obstacles au commerce ». Ils s’opposent donc farouchement à toute règlementation plus stricte sur les pesticides et peuvent utiliser, par exemple, les comités du CETA pour négocier des dérogations pour continuer à exporter dans l’UE des produits contenant des résidus de pesticides interdits en Europe.

Maintenons la pression pour que les Bayer-Monsanto, BASF et Syngenta arrêtent de produire et d’exporter en toute impunité leurs produits toxiques . 

MAINTENONS LA PRESSION, SIGNEZ LA PÉTITION

Sources

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