Actualités 29.05.2019

Eurodéputés : top 5 des sujets alimentation pour lesquels on va les tenir à l’œil

Les urnes ont parlé. Une fois passée la gueule de bois engendrée par la percée de l'extrême-droite au Parlement européen, il faut se remettre au travail coûte que coûte. Car c’est à Bruxelles et Strasbourg que la plupart des décisions qui régissent notre alimentation se prennent. foodwatch va tenir particulièrement à l’œil cinq dossiers dans lesquels les élus européens auront un rôle important à jouer. Il faudra aussi qu’ils maintiennent la pression sur la Commission européenne pour que cela bouge. Parce qu’il y a du pain sur la planche, et que nous voulons une Europe plus transparente, plus démocratique, et plus courageuse pour défendre l’intérêt général, la justice sociale et la justice environnementale.

1. Les lobbies de la malbouffe qui s’incrustent dans les instances de décision à l’UE : ça suffit !

Coca-Cola a trouvé bon de sponsoriser la présidence du Conseil de l’Union européenne. Un parrainage dont le géant des sodas ne se cache pas. C’est un conflit d’intérêt inacceptable alors que sont débattus au niveau européen des sujets comme la malbouffe, l’alimentation et le logo nutritionnel Nutri-score (dont Coca-Cola ne veut pas). Il faut mettre en place des règles pour tordre le cou à l’influence des lobbies des multinationales sur les décisions politiques d’intérêt général en Europe. 

2. Aliments contaminés par des dérivés d’hydrocarbures : l’Europe le sait mais se contente d’observer

Les huiles minérales, dérivés d’hydrocarbures invisibles à l’œil nu, contaminent nos aliments et sont dangereuses pour la santé. Elles sont potentiellement cancérogènes, perturbateurs endocriniens et mutagènes, rien que ça ! Scientifiques et même distributeurs et fabricants sont d’accord : il faut agir. Après les révélations de foodwatch, la Commission européenne a enjoint les Etats membres à surveiller la situation… Tout cela est bien beau. Mais il faut légiférer sans tarder pour protéger la santé de tous les citoyennes et citoyens européens.

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3. Étiquettes des aliments indéchiffrables… même pour le Commissaire européen en charge de ces questions

Le Commissaire européen à la santé et à la sécurité sanitaire, Vytenis Andriukaitis, l’a reconnu lui-même : les caractères sur les emballages des aliments sont si petits qu’il ne parvient pas à les lire.

Même avec mes lunettes. C’est absolument impossible !

Un comble, alors que M. Andriukaitis a le pouvoir de changer les choses : oui, les étiquettes sont illisibles. Mais c’est bien parce que la réglementation autorise les industriels à rendre ces informations essentielles indéchiffrables.

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4. Intérêts des multinationales… au mépris des droits humains ou de l’environnement : stop à l’impunité

Des milliers de traités et accords protègent les investissements des multinationales tandis qu'aucun texte international ne les contraint à respecter les droits humains et l'environnement. Investir à n’importe quel prix ? Il est temps d'inverser cette tendance et de mettre fin à l’impunité dans laquelle ces entreprises opèrent en les rendant juridiquement responsables des impacts de leurs activités. Nous ne voulons pas consommer des aliments produits dans des conditions scandaleuses.

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5. Les accords de commerce négociés par l’UE menacent notre alimentation, les agriculteurs, les droits des consommateurs, nos normes environnementales

L’Union européenne continue à négocier des accords de libre-échange en toute opacité. Ces traités font peser de lourdes menaces, y compris sur le contenu de nos assiettes : OGM, résidus de pesticides, etc. Les importations de produits agroalimentaires en provenance de pays hors Europe augmenteront avec leur lot de conséquences sur l’agriculture, l'environnement et les droits humains. Ces négociations doivent cesser, pour une révision de la politique commerciale européenne.

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