Le Nutri-Score

Pour des choix alimentaires plus sains et plus transparents

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Le problème : sans Nutri-score, une information nutritionnelle présente mais incompréhensible

Comment savoir, au premier coup d’œil, si un yaourt aux fruits, des céréales ou une pizza précuite sont équilibrés sur le plan nutritionnel ? C’est impossible aujourd’hui dans la plupart des rayons des supermarchés en Europe.

La seule obligation pour les fabricants est d’afficher un tableau incompréhensible d’informations nutritionnelles sur les quantités de sucre, graisses, sel et glucides, en général caché au dos de l’emballage en caractères minuscules. Pourtant, dans l’Union européenne, selon l’OCDE, plus de 60 millions de personnes vivaient avec une maladie cardiovasculaire en 2025 ; selon l’OMS, en 2024 1 adulte sur 3 souffraient d’hypertension et 4 millions de personne décèdent par an d’une maladie cardiovasculaire. La majorité de ces décès sont évitables et liés à une mauvaise alimentation. 

La situation actuelle : le Nutri-score fait son chemin mais n’est pas encore obligatoire en Europe faute de courage politique

Les études scientifiques le prouvent : les informations nutritionnelles figurant sur la face avant de l’emballage aident à choisir des produits plus sains. Experts et organisations de consommateurs réclament un logo nutritionnel coloré facile à décoder. Mais les lobbies ont réussi dès 2010 puis en 2023 à bloquer la possibilité de rendre un tel logo obligatoire en Europe. Aussi, quand un pays décide d’adopter un logo nutritionnel, cela ne peut être que sur base volontaire.

C’est le cas du Nutri-score, porté par la France depuis 2016 et adopté depuis par la Belgique et l’Espagne, et depuis 2019 par l’Allemagne et les Pays-Bas suite à la campagne de foodwatch dans ces pays. La Suisse et le Luxembourg l’ont aussi adopté. La Norvège devrait suivre en 2026. Ce modèle de Nutri-score évalue le profil nutritionnel en comptabilisant les bons éléments (les fibres, par exemple) et les mauvais (comme le sucre), grâce à une échelle de cinq couleurs et cinq lettres. Aujourd'hui, plusieurs milliers d'entreprises en Europe se sont pour le moment engagées à le rendre visible sur leurs produits alimentaires, dont près de 1 500 en France (juin 2025). 

C'était sans compter sur les stratégies des lobbies pour désinformer et bloquer des initiatives comme le Nutri-score, pour ne pas être obligés de révéler les vraies teneurs nutritionnelles des produits qu’ils vendent. A partir de 2024, suite à la mise à jour de l’algorithme du Nutri-Score, des industriels comme Danone ou Kellogg’s ont décidé d’abandonner l’affichage du logo nutritionnel sur les emballages de leurs marques au prétexte que leurs produits écoperaient d’une mauvaise note ! 

foodwatch, une décennie d’actions pour soutenir un Nutri-Score obligatoire

Depuis l’introduction du Nutri-Score en France en 2014, foodwatch soutient l’affichage d’un logo nutritionnel scientifique et indépendant en face avant des emballages.

foodwatch décrypte dans un article les fausses idées reçues liées le Nutri-Score qui met les industriels de la malbouffe à la peine.

Le 29 septembre 2021, foodwatch s'est invité devant le siège de FoodDrinkEurope, la fédération qui défend les intérêts de l’industrie agroalimentaire au niveau européen ( Kinder, Nutella, groupe Ferrero, Côte d’or, LU, Milka, Oreo, Toblerone, groupe Mondelez, Coca-Cola etc) . Notre objectif  : mettre en lumière le double discours de cette fédération et l’inciter à enfin dire « Oui » au logo nutritionnel indépendant. 

En mai 2022, l’agence officielle Santé Publique France a publié les résultats de son étude sur le Nutri-Score menée auprès de 1 201 adolescents âgés de 11 à 17 ans.  La perception du Nutri-Score chez ces jeunes est très bonne : 96 % déclarant que ce logo est facile à repérer sur les emballages et 91 % le considérant facile à comprendre. Et pour plus de la moitié des adolescents ayant déjà acheté un produit affichant le Nutri-Score (54 %), la présence du logo sur l'emballage les a incités à acheter ce produit.

En 2026, foodwatch a publié une étude juridique donnant le feu vert aux Etats membres pour l’adoption d’un Nutri-Score obligatoire au niveau national, récusant ainsi les fausses excuses selon lesquelles le droit européen l’en empêcherait 

Les revendications de foodwatch sur le Nutri-score

Au supermarché, les consommateurs·trices doivent pouvoir comparer au premier regard l’équilibre nutritionnel de produits alimentaires dans une même catégorie. Pour cela, il faut un logo :

  • Coloré, apposé à l’avant de l’emballage ;
  • Développé par des scientifiques indépendants ;
  • Qui permette de comparer les produits entre eux.

Pour l’heure, le Nutri-Score est le seul en Europe à remplir ces critères. foodwatch exige l’étiquetage obligatoire des aliments au moyen du Nutri-Score dans tous les pays de l’Union européenne.

Le Nutri-Score obligatoire en Europe, un enjeu de santé publique

A  quoi sert le Nutri-score? Comment bien l'utiliser?  Pourquoi est-ce important de le rendre obligatoire en Europe?

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