Actualités 25.05.2018

Victoire : Codefa arrête de nous prendre pour une truffe !

  • Arnaques sur l'étiquette

Suite aux interpellations de foodwatch, Codefa a fini par modifier l’étiquetage trompeur de son « huile d’olive et truffe » qui ne contenait pas la moindre trace de truffe. L’entreprise marseillaise ne respectait pas la règlementation en vigueur sur les produits à base de truffe, et elle est loin d’être la seule. D’après la dernière enquête menée par la DGCCRF sur le sujet, plus de la moitié des contrôles sur des produits contenant des truffes, du jus de truffe ou de l’arôme de truffe présentaient des défauts d’étiquetage. 

Interpeller, ça fonctionne !

Le catalogue spécial fêtes de fin d’années de foodwatch épinglait déjà « l’huile d’olive et truffe » Codefa qui ne comportait que 0,25% d’arôme truffe. On sait maintenant que ce produit ne contenait pas la moindre trace de truffe, puisque l’arôme est artificiel. Codefa a confirmé cette absence de truffe en réponse au courrier de foodwatch, et ne semblait pas voir de problème dans son étiquetage. Sauf que laisser suggérer la présence de truffe (par dénomination ou représentation graphique) dans un produit qui contient moins de 1% de truffe est contraire à la règlementation. En plus, le produit ne respectait pas non plus le règlement sur les arômes puisqu’il laisser penser que l’arôme présent était un arôme naturel de truffe, alors qu’il s’agissait d’un arôme de synthèse imitant le goût truffe. foodwatch a donc écrit aux autorités (DGCCRF) et à la marque pour que l’étiquetage de ce produit change. 

Bonne nouvelle : c’est chose faite. La DGCCRF a informé foodwatch qu’elles faisaient intervenir ses services sur le sujet, et Codefa a du coup annoncé que l’étiquetage de ce produit était modifié. Exit les photos de truffe, la dénomination « Huile d’olive et truffe » et les mentions qui laissent sous-entendre que l’arôme est naturel et issue de la truffe. Une belle avancée vers la transparence sur l’étiquetage pour les consommateurs∙rices que Codefa trompait.  

Une industrie qui reste truffée d’arnaques

Reste à noter que Codefa est loin d’être la seule entreprise concernée par un étiquetage trompeur. Ce n’est en effet pas la première fois que les autorités ont à intervenir sur l’étiquetage de denrées alimentaires faisant mention de la truffe. Déjà en 2013, la DGCCRF publiait une enquête constatant un taux d’anomalie de près de 23% des contrôles effectués. Et la tendance ne semble pas s’améliorer. Sa nouvelle enquête datant de mai 2018 révèle un taux de non-conformité de 57% ! Cela révèle une fois de plus la multitude de pratiques trompeuses opérées par les fabricants et la nécessité de sanctions pour dissuader ce type d’abus. foodwatch reste donc mobilisée pour plus de transparence et un étiquetage qui corresponde à la composition du produit !