Actualités 07.06.2019

780 tonnes de faux steaks hachés distribués aux plus démunis : le chapitre 2 du scandale de la viande de cheval

  • Scandales alimentaires

Trois ministères – Economie, Santé et Agriculture - communiquent aujourd’hui sur une fraude choquante portant sur des steaks hachés qui n’en étaient pas et étaient distribués aux plus démunis. Ce sont les associations – Secours populaire, Croix Rouge, Restos du Cœur, Fédération française des banques alimentaires - qui ont alerté la Répression des fraudes. Ce nouveau scandale contient exactement les mêmes ingrédients que celui de la viande de cheval vendue pour du bœuf : opacité, traçabilité défaillante, manque de moyen des autorités de contrôle. Six ans après l‘affaire Spanghero qui a ébranlé l’Europe, il devient urgent de s’attaquer au cœur du système, de protéger enfin les consommateur.trice.s. Car de la viande impropre à la consommation continue de trouver preneur sur nos marchés. Les sanctions sont si légères que le système contribue à encourager la fraude. 

A chaque nouveau scandale, les consommateurs sont laissés dans le flou

On ignore aujourd’hui de quelles entreprises françaises il s’agit. Ont-elles seulement vendu aux associations caritatives ? Depuis quand ? Leur prestataire polonais a-t-il aussi vendu cette ‘fausse viande’ à la grande distribution, à la restauration collective ? En avons-nous mangé ? La Répression des fraudes avait-elle les moyens de contrôler systématiquement la viande fournie aux associations ?

Le communiqué des autorités évoque la tromperie en bande organisée, sévèrement sanctionnée au pénal. Cette même infraction avait été retenue par la Procureure lors du procès de la viande de cheval. Mais au final, les fraudeurs dans l’affaire Spanghero s’en sont tirés avec des sanctions peu exemplaires.

Des milliers de personne réclament la fin de cette opacité et de cette impunité par le biais de notre pétition. Nous allons continuer d’exiger des autorités un renforcement de la législation européenne (178/2002), de la traçabilité, des contrôles, des sanctions et, surtout, la transparence des informations pour tout ce qui concerne notre alimentation. Parce que nous avons le droit de savoir.