Le Nutri-Score : pour que les produits alimentaires annoncent leurs couleurs nutritionnelles

La situation actuelle

Comment savoir, au premier coup d’œil, si un yaourt aux fruits, des céréales ou une pizza précuite sont équilibrés sur le plan nutritionnel ? C’est impossible aujourd’hui dans les rayons des supermarchés en Europe. Car la seule obligation pour les fabricants est d’afficher un tableau incompréhensible d’informations nutritionnelles sur les quantités de sucre, graisses, sel et glucides, en général caché au dos de l’emballage en caractères minuscules. Un comble, alors que plus de la moitié des adultes et environ un enfant sur cinq en âge scolaire dans l’Union européenne sont en surpoids ou obèses.

Pourtant les études scientifiques le prouvent : les informations nutritionnelles figurant sur la face avant de l’emballage sont plus faciles à saisir et peuvent aider à choisir des produits alimentaires plus sains. C’est pourquoi experts et organisations de consommateurs réclament depuis longtemps un logo nutritionnel coloré facile à décoder et à l’avant des emballages. Mais les lobbies agroalimentaires ont réussi en 2010 à bloquer la possibilité de rendre un tel logo obligatoire en Europe.

Du coup, quand un pays décide d’adopter un logo nutritionnel, cela ne peut être que sur base volontaire. C’est le cas du Nutri-score, porté par la France depuis 2016 et adopté depuis par la Belgique et l’Espagne. Plus d’une centaine de marques ont décidé d’appliquer ce logo dans plusieurs pays européens.

Développé par des scientifiques indépendants, ce modèle évalue le profil nutritionnel d’un aliment dans sa globalité, en comptabilisant à la fois les bons éléments (les fibres, par exemple) et les mauvais (comme le sucre), grâce à une échelle de cinq couleurs et cinq lettres. En 2013, la Grande-Bretagne avait opté pour un autre logo, des feux tricolores. Mais selon une étude internationale, le Nutri-Score s’avère plus efficace pour évaluer et comparer la qualité nutritionnelle des produits.

Les revendications de foodwatch

Dans un supermarché, les consommateurs et consommatrices doivent pouvoir évaluer au premier regard l’équilibre nutritionnel d’un produit. Pour cela, il faut sur le devant de l’emballage un étiquetage par couleurs développé par des scientifiques indépendants, qui permette de comparer facilement les produits entre eux. Pour l’heure, le Nutri-Score est le seul en Europe à remplir ces critères.

foodwatch exige donc l’étiquetage des produits alimentaires au moyen du Nutri-Score dans tous les pays de l’Union européenne. Ce logo nutritionnel devra être rendu obligatoire.

 
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