Fraude alimentaire

Ces aliments que vous ne devriez jamais manger.

Viande de cheval vendue comme du bœuf, poisson piqué aux nitrites, alcool coupé à l’antigel, fruits et légumes sous l’étiquette mensongère de « bio » etc... Nombre de nos aliments sont concernés par la fraude alimentaire. Derrière elle, une folle inventivité pour magouiller avec l’alimentation, le droit et parfois notre santé dans un seul but : faire un max de profits. 

Quelles sont ces fraudes ? Quels dangers ? Comment agir ? Mettez les pieds dans le plat avec foodwatch.

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Une minute pour comprendre la fraude alimentaire.

Nos revendications sur la fraude alimentaire

Alors que les fraudes alimentaires se multiplient en France et en Europe, les autorités semblent débordées. Pourtant, agir contre le trafic de ces faux aliments est un choix hautement politique. 

Pour foodwatch, quatre mesures sont à prendre d’urgence :

  • De la transparence : en France, impossible de savoir si vous avez consommé des produits frauduleux, sous quelle marque, en quelle quantité, où et depuis quand. Ce manque de transparence encourage les fraudeurs autant qu’il alimente la défiance des consommateurs. Il est épinglé par de nombreux experts, la Cour des comptes , et même la Cour de justice de l’Union européenne. 
     
  • Des moyens à la hauteur de l’enjeu : Sur le terrain, les moyens dédiés aux contrôles en France se réduisent comme peau de chagrin, permettant aux fraudeurs de passer à travers les mailles du filet. En 2022, les rangs de la Répression des fraudes (DGCCRF) comptaient 442 agents de moins que dix ans auparavant. Du côté de la Direction générale de l’alimentation en charge de l’inspection vétérinaire (abattoirs, etc.) et aussi phytosanitaire (pesticides), le nombre des inspections sur la sécurité sanitaire des aliments a diminué de 33% entre 2012 et 2019. 
     
  • Des sanctions dissuasives et publiques : Lorsque les fraudeurs se font attraper, il n’est pas rare que cela se règle par la négociation de transactions sans aucune publicité et aux montants inconnus ; l’affaire va rarement jusqu’aux tribunaux, sanctions ultimes. Obtenons des sanctions publiques et suffisamment dissuasives pour que  respecter les règles soit bien plus avantageux que de les enfreindre. 
     
  • De nouvelles obligations pour les industriels : à l’image du « pack hygiène » et ses mesures obligatoires pour garantir la sécurité sanitaire des aliments, instaurons un « pack fraude ». Les industriels, fabricants et distributeurs seraient notamment contraints de faire remonter l’information aux instances de contrôle quand ils découvrent une fraude. Et si la grande distribution craignait de payer elle-même de lourdes pénalités pour des marchandises frauduleuses, elle effectuerait des contrôles intensifs dans son propre intérêt… et dans le nôtre aussi. 

Fraude alimentaire : que se cache-t-il derrière ce scandaleux tabou ?

Comment définir la fraude alimentaire ? Quelles sont ces escroqueries ? Qui sont les fraudeurs ? Comment lutter contre ? Gardez l’estomac bien accroché, foodwatch a mené l’enquête. 

LIRE LE DOSSIER

Signez la pétition

La fraude alimentaire rapporte gros. Et, franchement, la probabilité d’être attrapé et le risque de sanctions dissuasives sont bien faibles face aux profits qu’elle engendre. Adeptes du bio, locavores, clients du hard discount ou bobos avertis, soyez-en sûrs : la fraude alimentaire nous concerne toutes et tous, riches ou pauvres.
Ingrid Kragl Directrice de l'information de foodwatch

Livre "Manger du faux pour de vrai : les scandales de la fraude alimentaire"

Avec cette affolante et minutieuse enquête, Ingrid Kragl, directrice de l’information de foodwatch,  jette un pavé dans la mare pour briser le tabou de la fraude alimentaire. Entre exemples hallucinants, témoignages et portraits de fraudeurs, son livre dévoile les ressorts d’un bien juteux business, savamment occulté. 

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