Glyphosate

Une substance "probablement cancérogène" qui se retrouve dans nos aliments

Le problème : tous exposés

Le glyphosate est le désherbant le plus utilisé au monde et le composant principal du Roundup de Monsanto. Rien qu’en France, on en utilise chaque année plus de 10 000 tonnes, essentiellement dans l’agriculture. On en retrouve lors de prélèvements d’urine et de lait maternel sur des personnes vivant en ville, et n’ayant eu a priori aucun contact direct avec cette substance. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), classait le glyphosate dans la catégorie des « cancérogènes probables »

La situation actuelle : l’Europe prolonge jusqu’en 2022 tandis que la France évoque 2020

Le CIRC a estimé qu'il existe des preuves démontrant une association entre l'exposition au glyphosate et le développement de cancers tels que le lymphome non hodgkinien et le cancer du poumon. Le « principe de précaution », ancré dans les textes européens et censé protéger les citoyens, voudrait que cette substance potentiellement cancérogène ne soit donc plus autorisée. Sur fond de polémiques - avis contradictoires d’agences sanitaires, opacité des études utilisées, informations sur de potentiels conflits d’intérêt, Monsanto Papers, etc.-, la Commission européenne, qui voulait renouveler l’autorisation du glyphosate pour au moins 10 ans, a finalement décidé avec les Etats membres en novembre 2017 de la prolonger pour 5 années. 

Les revendications de foodwatch

Fin 2017, Emmanuel Macron s’est, lui, engagé à interdire l’herbicide « au plus tard dans trois ans », c’est-à-dire fin 2020. Nous exigeons : 

  • L’approbation de toutes les substances potentiellement dangereuses contenues dans les produits phytosanitaires doit être retirée dès lors que des informations fiables sur un risque potentiel pour la santé existent ;
  • L’autorisation du glyphosate en Europe ne doit pas être renouvelée en 2022 ;
  • A l’avenir, seules les substances ayant subi une évaluation toxicologique transparente et indépendante, et pour lesquelles il n’existe pas d’indication de risques de santé pour les consommateurs, devraient être autorisées comme produit phytosanitaire.