Scandales alimentaires

La législation européenne est censée nous protéger. Dans les faits, les scandales s’enchaînent avec un schéma quasi immuable.

Le problème : opacité + impunité

Six ans après l’affaire Spanghero, les consommateurs·trices ne sont toujours pas suffisamment protégés contre les fraudes et scandales alimentaires. Les produits potentiellement dangereux ou frauduleux  ne sont identifiés qu’une fois vendus et consommés. La législation européenne n’oblige pas les autorités à rendre les informations publiques  en cas de fraudes. Impossible pour les citoyens de savoir. Scandale après scandale, les distributeurs semblent s’en tirer sans jamais avoir à rendre des comptes  sur les produits qu’ils commercialisent.

La situation actuelle : un fossé entre la théorie et la pratique

Sur le papier, la législation alimentaire de l’Union européenne – le règlement (CE) 178/2002 – est censée offrir aux consommateurs un niveau élevé de protection. En théorie, la traçabilité des denrées doit être garantie tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Dans les faits, on en est loin. Ce manque de traçabilité a été criant dans le scandale de la viande de cheval, des œufs contaminés au fipronil , l’affaire Lactalis , les légumes surgelés contaminés à la listeria  (au moins 9 décès en Europe), ou des tonnes d’OGM interdits  entrés dans la chaîne alimentaire.

Les revendications de foodwatch

Il faut briser le cercle infernal qui permet aux scandales alimentaires de s’enchaîner avec un schéma quasi immuable : opacité pour les consommateurs, manque de traçabilité et sous-effectifs criants au sein des organes de contrôle. foodwatch exige des autorités :