Actualités 21.12.2022

[VIDEO] Récapitulatif 2022 de foodwatch France : ce qui a changé au rayon alimentation

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En 2022, votre mobilisation et votre soutien ont permis à la petite équipe foodwatch de monter au créneau sur de nombreux sujets : d’enquêtes en révélations, de médias en rendez-vous institutionnels, nous avons défendu en toute indépendance votre droit à l’alimentation ! Cette année encore, ensemble, nous avons réussi à faire bouger les choses pour plus de transparence.

Pourquoi ensemble ? Parce que nos actions ne sont rien sans vous. Vous êtes plus de 353.000 abonnés à notre newsletter et nombreux.ses à nous suivre et relayer sur les réseaux sociaux. En signant nos pétitions, en lisant et en partageant nos alertes et révélations, en nous signalant des dérives que vous constatez, vous jouez un rôle inestimable pour enrichir et donner du poids à nos combats.
Certains et certaines d’entre vous nous permettent même d’agir de façon 100% indépendante grâce à leur soutien financier. En effet, c’est grâce à vos dons, même modestes, que nous avons les moyens d’enquêter, de lancer l’alerte et mettre les pieds dans le plat. 

Janvier sur les chapeaux de roue

En janvier, on a démarré l’année sur les chapeaux de roue en alertant sur un rappel tardif de bûches de Noël contaminées par l’oxyde d’éthylène, un pesticide interdit en Europe et classé comme mutagène, cancérogène et toxique pour la reproduction. Certaines bûches concernées de la marque Nestlé, Aldi, Auchan, Carrefour ou Casino étaient commercialisés depuis 2019 !

Loi Nitrites en février

En février, à la veille de la Journée mondiale contre le cancer, la « loi nitrites » est adoptée par l’Assemblée nationale. La mobilisation a payé. Depuis 2019, foodwatch, Yuka, la Ligue contre le cancer et plus de 372 000 signataires de notre pétition commune demandent l’interdiction des additifs E249, E250, E251 et E252 classés cancérogènes probables par l’OMS. Ensemble, nous avons réussi à mettre le sujet de l’interdiction de ces additifs à l’agenda politique.

foodwatch continue de dénoncer sans relâche le crime organisé de la fraude alimentaire. Le documentaire dédié à notre enquête est diffusé sur France 5 et sur les télévisions du monde entier.  

En mars, premiers impacts de la guerre en Ukraine sur l'alimentation

Dès mars, la guerre en Ukraine est instrumentalisée par l’agrobusiness. Pour les lobbies, il faudrait plus de pesticides et plus d’élevages intensifs pour sauver le monde de la famine. Un mythe créé de toutes pièces pour maintenir un système qui marche sur la tête… mais leur rapporte gros.

En avril, étiquetage, transparence et scandales alimentaires

En avril, pour pallier aux problèmes d’approvisionnement liés à la guerre en Ukraine, les industriels changent discrètement les recettes de nos aliments. L’huile de tournesol est parfois remplacée par de l’huile de palme, de colza ou encore de. Si ces modifications sont compréhensibles dans les circonstances, foodwatch lance une pétition pour que ces changements de recettes ne s’opèrent pas en catimini.

Le même mois, deux scandales sanitaires – Ferrero et Buitoni - font l’effet d’une bombe : des enfants tombent malades et certains meurent après avoir mangé des pizzas Buitoni contaminées à la bactérie E.coli. On découvre aussi que des chocolats Kinder sont contaminés à la salmonelle et vendus depuis des mois.

En mai, foodwatch porte plainte avec les victimes de Kinder et Buitoni

En mai, nous portons plainte aux côtés des familles de victimes des scandales Kinder et Buitoni pour 7 infractions graves dans chacune de ces affaires. Les deux plaintes qui ciblent Ferrero et Nestlé, les fabricants, ont été déposées au pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris. L’objectif affiché est clair : après le scandale Lactalis, deux nouveaux scandales sanitaires nous amènent à déposer plainte contre des géants de l’agroalimentaire ; nous demandons que toute la lumière soit faite dans ces affaires et que les responsabilités soient dégagées dans les meilleurs délais, afin que les victimes obtiennent des réponses à leurs interrogations légitimes. 

Juin, lancement de la pétition contre les spéculateurs de la faim

En juin, notre dernier rapport sonne l’alerte : il y a urgence à délivrer l’Europe des pesticides et bonne nouvelle, c’est possible. L'utilisation de pesticides et d'herbicides a continué à augmenter ces dernières années - avec des conséquences désastreuses pour la biodiversité, la protection du climat, la qualité des sols et la santé. Nous présentons une stratégie pour une agriculture européenne sans pesticides d'ici 2035 et demande une taxe sur les pesticides à l'échelle de l'UE.
En parallèle, foodwatch monte au créneau face aux spéculateurs de la faim, ces vautours qui s’en mettent plein les poches alors que d’autres peinent à se nourrir. Aux côtés des autres bureaux de foodwatch en Europe et avec CCFD – Terre Solidaire, nous lançons la pétition « Stop aux spéculateurs de la faim : alimentons les gens, pas les profits ». 

Juillet, l'ANSES donne raison à foodwatch, la Ligue contre le Cancer et Yuka

En juillet, l’Anses - l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail - donne raison à foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer. Concernant les nitrites ajoutés dans la charcuterie, les additifs E249, E250, E251, E252 : l’Anses confirme le lien entre risque de cancer et exposition aux nitrites et nitrates. Il faut les interdire sans tarder. 

En août, pas de congés pour les arnaques

En août, les arnaques sur l’étiquette débusquées par foodwatch toute l’année ne prennent pas de vacances... Nous non plus ! 

Le 1er septembre, foodwatch lance sa campagne contre la Shrinkflation

Dès le 1er septembre, foodwatch fait sa rentrée en alertant sur l’inflation masquée, la shrinkflation. Nous épinglons Kiri, St Hubert, Saint Louis, Salvetat, Lindt, Teisseire en leur demandant de s’engager à informer clairement les consommateurs et consommatrices. De nombreux médias relaient le sujet et la ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, Olivia Grégoire, s’est immédiatement saisie du dossier. 

En octobre, l'union inter-ONG fait la force

En octobre, le collectif fait la différence : aux côtés d’une quarantaine d’organisations, dont L214 et Greenpeace, foodwatch dénonce un amendement qui menace les associations lanceuses d’alerte. Et, victoire : cet amendement est finalement supprimé. 

En novembre, foodwatch monte au créneau sur la production alimentaire

En novembre, foodwatch continue de taper du poing sur la table. Les lobbies notamment des pesticides et leurs compères essaient de nous faire croire qu’il faut produire plus pour répondre à la faim dans le monde. C’est faux. On n’a pas de problème de quantité. La production alimentaire est suffisante aujourd’hui. C’est vraiment un problème de répartition. 

Début décembre, lancement de notre campagne de Noël pour des fêtes sans arnaques

En décembre, alors que l’industrie agro-alimentaire rivalise de paillettes, de flocons et de promesses sur ses emballages, foodwatch veille au grain. A la Table de Noël, le marketing des fêtes cache des arnaques sur l’étiquette : nous épinglons dix produits qui induisent les consommateurs et consommatrices en erreur. Nous créons aussi un guide à télécharger afin d'aider les consommateurs et consommatrices à éviter les arnaques au rayon des fêtes.

On termine l’année en beauté : la Cour d’appel d’Aix en Provence donne raison à l’application Yuka face aux lobbies de la charcuterie, dérangés par notre pétition commune sur les nitrites. Une victoire sans précédent pour le droit à l’information et la liberté d’expression !

Ces mobilisations, ces victoires, ce sont les vôtres ! Merci de les rendre possibles. En 2023, foodwatch continuera de mettre les pieds dans le plat, avec vous et pour vous !
L'équipe foodwatch France

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